Article Novembre 2018


Quelques mots sur cette saison.

Une nouvelle fois, elle fut difficile, surtout cette année avec des températures caniculaires. Comment font nos protégés pour trouver de l’eau, chose indispensable pour chaque être vivant, et à fortiori lorsqu’ils parcourent des distances de plus de 800kms.

Sans eau, c’est impossible. Par chance, ils vont trouver un canal, un étang, une mare… Il ne faut pas oublier non plus le vent d’Est.

Où trouvent-ils leurs forces et courage pour rentrer ?

Plus les distances sont longues plus cela doit être pénible.

Le concours qui m’a marqué le plus cette saison c’est celui de Narbonne. Pourquoi, me direz-vous ?

En plus de toutes ces difficultés rencontrées (chaleur caniculaire et autres), sont arrivés les grêles et les orages.

A mon âge, je n’avais jamais vu de si grosses grêles. On aurait dit des œufs de merles.

Comment font-ils pour se protéger et continuer à voler ? Les effets climatiques étaient vraiment de la partie. Nous avons eu toutes les saisons !

En espérant, à l’avenir, que les années se suivent mais ne se ressemblent pas.

Mes 18 mois engagés ont certainement compris, pour les prochaines années, que le temps est imprévisible.

Souhait pour 2019 : AGEN est dans le programme. C’est une très bonne chose. Il est aussi partie intégrante dans le  Championnat CIF ainsi que dans l’association ACID après un vote de l’Assemblée Générale. 

 

NB : Dommage que certains amateurs jugent, selon leurs dires que ce concours n’est pas un « concours de grand fond ». Néanmoins, il est bien là et il faudrait le prendre en considération ? C’est cela aussi la sportivité.

Pour finir, j’adresse toutes mes félicitations aux champions et à tous les amateurs qui ont participé à ces concours difficiles. L’après saison me permet de visiter plusieurs blogs avec intérêt : Pocholle, Tantart , Oboeuf . Ce sont ce que je fais régulièrement.

 

 
















Article  Avril 2018

La saison 2018 commence tout doucement. D’abord le concours préparatoire, en espérant ne pas avoir ni pigeons blessés, ni perte qui pourraient nous mettre en difficulté pour la suite.  L’un de nos premiers inscrits est rentré sans queue et il lui faudra un moment avant que ça revienne et pendant ce temps, il reste au pigeonnier dans l’espoir qu’il puisse concourir pour le concours de Barcelone (1er inscrit).

Depuis plusieurs années, les français se distinguent au plus haut niveau. Il faut donc espérant que cette année soit identique. Beaucoup font des prévisions pour les concours visés, mais il faut déjà passer par les concours préparatoires, en prévision du nombre que vous allez enloger pour les internationaux.

Bonne saison. 


Article Août 2017


Une nouvelle saison se termine. A mes yeux, Barcelone a été le concours le plus difficile

«  Pertes 2 sur 5 engagés ». En ce qui me concerne, c'est la 4ème année que je participe à ces concours depuis ma reprise en colombophilie.
L'équipe se met en place. L'investissement réalisé, année après année, commence à porter ses fruits.  Il faut savoir que le grand font demande beaucoup de patience et c'est une chose que je n'ai pas « la patience » !
Le concours d’Agen, où je devais participer, m'a été refusé. Cela à perturber ma préparation pour le concours de Marseille (Pigeons de 18 mois).
Ensuite sont venues les intempéries (pluies, orages) qui, auparavant, ne m'étaient pas favorables.
Mais dans l'ensemble, ça ne sait pas trop mal passé quand même.
Les Van Der Wegen, les Musters, les Piet de Vogel, lignée Ko Van Dommelen m'ont apporté un plus.
2018 sera une période de test pour les Hétru (Bravo à ceux qui ont pu remporter des titres cette année) au niveau local, national et International. Prochainement 2 photos seront publiées sur ce site (galerie photo)-(Lucie et Janus direct Antoon et Lucie Van Der Wegen).


Article Novembre 2016 

Un petit bilan de la saison 2016 j’avouerais que je n’y ai pas compris grand-chose pourtant sais ce n’est pas d’ hier que je joue aux pigeons, les concours préparatoires qui se passent très mal et remis au lendemain ou simplement annulés, je me pose la question est- ce le changement climatique ?, le compte à rebours a commencé, on dit toujours que les animaux le sentent avant nous.

Ensuite viennent les concours Internationaux même punition : concours remis encore et encore, ensuite les lâcher dans des conditions défavorables « quelle saison ». Concours de Pau beaucoup de pigeons de 2 ans qui d’habitude me réussit pas trop mal, je passe à côté, deux malheureux prix, vient Agen malgré un concours difficile annoncé par PIPA nous étions dans une position qui ne nous était pas favorable, vent d’ouest et bien sûr pas de masse, je m’en sors pas trop mal et peu de perte 20 pigeons engagés 11 prix

(pigeons 1 an) le résultat aurait pu être meilleur, mais on nous a demandé de rapporter nos appareils le soir même, alors que le concours était loin d’être terminé plusieurs pigeons sont encore arrivés après mon départ, malheureusement n’ont pas pu être enregistrés "vivement que ce concours soit repris par les Français".

Ensuite Barcelone très difficile. Personnes ne peut le contester 5 pigeons engagés 4 Prix, pigeons avec expériences, ensuite Saint Vincent même punition 12 pigeons engagés mauvaise constatation, mes 1er inscrit et 2 ème inscrit j’avais l’impression que l’envie n’y était pas, mais pourtant l’année précédente ces pigeons n’avaient pas loupé, rien à comprendre à ce moment là je me suis posé la question continue, continue pas….

J’ai pris la décision de stopper la saison, nous verrons 2017 en espérant une meilleure saison, mais une grande satisfaction nous avons gagné par équipe l’Europacup 2016 sur Barcelone au 1er Inscrit, une pensée pour tous les amateurs qui ont perdu de bons pigeons .


Objet : Proposition Association CIF 

Ceci est juste une proposition pour l’Association CIF, et je souhaite juste savoir ce que vous en pensez et avoir votre avis simplement…et y réfléchir..merci.

Le concours d'Agen nous sera encore proposé cette année dans le futur calendrier 2017.

Je souhaite qu'il soit organisé un enlogement en France. Mon idée serait de prendre à 675 kms pour les courtes distances en France afin que beaucoup de monde puissent le jouer et qu'il soit repris, pour les Internationaux, pour ceux ayant une distance au dessus de 700 kms.

L’idée serait de classer tout le monde en classement national français et ceux qui ont la distance, seraient classés en plus du national, à l’international.

Il serait dommage d'être pénalisé pour ce beau concours, sachant que c’est une œuvre caritative, avant tout, il ne faut pas l'oublier….aussi...penser aux joueurs qui souhaitent tester leurs yearlings sur la masse d’un concours international..

Sportivement

Pierre VEROVE .

Article Juin 2016

Concours préparatoires terminés;ce qui est sûr c'est que la météo n'était pas au rendez vous ; seul bémol la perte de mon 1er inscrit de Barcelone Perpignan, je vais le remplacer par mon 2eme inscrit de Pau. Plusieurs championnats s'offrent à nous, je ne vais pas les rater (ne plus répéter les erreurs de 2015 ). Mais 2016 est une autre année ceux qui peuvent devancer leurs résultats, moi je ne le ferai pas , on verra et difficile à savoir. Je pense enloger pour Pau 13 Pigeons: la majorité seront des 2 ans de cette équipe quelques uns d entre eux partirons à Marseille et Narbonne nous verrons bien !!!!!!. A chacun sa stratégie de préparation, si une erreur est faite je ne m'en prendrai qu'a moi même. 

Article Février 2016

Quelques mots sur la saison 2015 : je me suis classé correctement dans tous les championnats Nationaux et Internationaux. Je ne me suis pas trompé sur l’investissement que j’ai réalisé chez Monsieur VAN DER WEGEN et Monsieur MUSTERS origine VAN DER WEGEN (dû à un échange commun), Frères BRUGEMANN c’est une bonne chose. Il faut bien le dire « recommencer à zéro n’est pas une mince affaire ».

Me retrouver où je suis aujourd’hui me fait plaisir bien sûr mais il faut encore progresser. Nous verrons cette année : les Piet de Vogel et les KO VANDOMMELEN seront au rendez-vous en espérant que le concours d’Agen ne sera pas supprimé du programme « tous mes 1 an seront sur ce concours ».

En Fin d’année 2015 je me suis rendu chez Monsieur HETRU j’étais intéressé par une fille du 1er National 2ème International Pau de Michel SINSOULIEU acheté par HETRU pour cette occasion. Il avait accouplé ce pigeon avec sa mère. Avant acquérir ce pigeon j’en avais discuté par téléphone avec Monsieur HETRU. Je suis très exigeant quand j’achète un pigeon. Je lui ai fait confiance et je n’ai pas été déçu : Origine du pigeon Aarden comme 100/100 de ma colonie.

Article Octobre 2015

Une erreur de débutant : Je n’ai pas envoyé les résultats des Internationaux pour la coupe d’Europe.


Si je n’avais pas omis de le faire, j’aurai été classé dans les cinq premiers aux premiers inscrits sur les cinq concours (Pau, Barcelone, St Vincent , Marseille, et Perpignan ). 
Les pigeons ont fait prix à Narbonne. Malheureusement, ce concours ne compte pas pour la Coupe d’Europe. 

Pour les saisons à venir, je serai donc plus vigilent. 
Malgré cela, nous pouvons voir plusieurs joueurs Dunkerquois en tête de liste (Luc Dhinnin) en remportant la couronne aux 2 premiers Inscrits et 3 éme classement final , FELICITATIONS A CE CHAMPION !! 

Article Août 2015

Encore une saison terminée. Saison difficile. Pas une seule fois, nous avons passé la vitesse de 1000 mètres minute. Pour nous, les longues distances, les résultats ont été meilleurs,mais il reste un long chemin à parcourir. 

J'ai pu jouer les 06 concours internationaux + Agen pour les 1 an ainsi que Narbonne pour ceux qui avaient ratés Agen. 
Arrivé à Perpignan je n'avais plus de cartouches, avec tous ces concours difficiles et une si jeune équipe. Le bilan, pour moi, de cette saison :

J'ai réussi à trouver mes 6 premiers inscrits sur les 06 concours et sur les 5 concours le 2  éme inscrit et j'espère que pour l'année prochaine mes Piet de Vogel origine Ko Van Dommelen, que j'ai investi, apporteront un peu plus de pigeons de tête de jeu. Je suis très confiant. 

Article Mars 2015

Nous voilà repartis pour une nouvelle saison qui, je l'espère, sera moins défavorable. Avec les concours préparatoires qui se sont mal passés en 2014 (pigeons pas rentrés, morts au champ d'honneur, d'autres pattes cassées, ailes déboitées... Quand la chance n'ai pas la ! Je me suis aperçu que mes pigeons avaient quelques soucis en dessous de 1000 mètres/ minutes.

Je suis allé me "renforcer" une nouvelle fois auprès de Piet de Vogel lignée KO VAN DOMMELEN pigeons à temps dur. Toute la lignée a été introduite, fils et fille (lignée Paarsborst), voir dans galerie photos. C'est un gros investissement. Je souhaite vivement que les résultats seront à la hauteur de l'investissement, sachant que j'ai la plus longue distance à parcourir en France. Je pense que ces pigeons sont très bien adaptés, Je suis rentré avec 12 pigeons de ses meilleurs lignées. Nous verrons bien, A mon avis, je n'avais pas d'autres solutions. Les pigeons coûtent de plus en plus chers. Voilà pourquoi, quand je suis sollicité pour un don de pigeonneau, bien sûr j'offre, vu que moi-même, je sollicite pour notre vente ACID.

Je ne sollicite que les amateurs de longues distances donc je renvoie l'ascenseur à ces associations,, il faut comprendre que l'on ne peut pas faire plaisir à tout le monde, Madame disait un moment donné : "tu n'achètes pas pour tout distribuer". En ce qui me concerne, je pense que cela se passera de mieux en mieux en résultats. Les concours de grand fond, notre passion, (mais pas simple ; il faut du temps) origine ensuite les performance arriveront. Pour terminer, je me suis rendu à la remise du CIF. Bravo aux organisateurs. Très belle remise, très belle vente. On avance. Bravo à tous nos champions 2014


Article Février 2014


Ce dimanche, je me suis rendu à la manifestation organisée par Monsieur et Madame POCHOLLE. Pour moi, il était impossible de rater cette journée où nous allions rencontrer tous nos champions la même après-midi : Monsieur ETUIN Géry , Frères REZENTHEL, POCHOLLE Alain quelle brochette de champions !  Encore bravo.  Cela prouve bien que rien n'est impossible sportivement parlant . Le discours de Gery, pour lequel j'ai été très attentif prouve encore une fois qu'il y a pas de secret  : méthode simple, réfléchi, et pour moi chose que je suis sûr, il faut du pigeon ; c'est ça la clé pour accomplir ses prouesses.

Ensuite vint un petit résumé sur le dopage commenté par Roger TANTART ; bon discours, mais excusez moi je ne crois pas au dopage ! Ensuite, l'intervention d'un amateur que j'ai très bien connu dans le passé (je dois avouer que cet amateur a bien changé). A l'époque, il était passionnée par le pigeon. Maintenant, je ne sais plus,

Mais cela reste un excellent amateur,

Article Décembre 2013

Nous sommes à un moment de l'année où les journées sont très courtes. Nous nous occupons comme nous pouvons. En septembre, je me suis rendu en Hollande à la recherche de deux femelles. Je suis allé chez JAN ERNEST, champion de l'époque, un « pépé » de 86 ans (respect). En face de son habitation, beaucoup d'émotion, JANUS VAN DER WEGEN avec sa fameuse origine Aarden.  Nous avons pu prendre en mains ses meilleurs pigeons. J'ai pu constater que depuis plusieurs années, Monsieur ERNEST s’était orienté vers les concours à lâcher retardé. Je me suis aperçu lors de la prise en mains de ses pigeons. Aussi, je suis reparti bredouille. Quelques semaines plus tard, nous sommes allés chez le champion allemand FREIALDENHOFEN Sohne. Là aussi, nous avons pu prendre en mains ses meilleurs pigeons et nous avons pu constater que ses pigeons ne seraient pas adaptés à notre relief. Encore une fois un échec pour moi. Quelques semaines plus tard, nous sommes retournés en Hollande chez PIET DE VOGEL. Après négociation, je suis reparti avec une femelle que je souhaitais obtenir : origine KO VAN DOMMELEN. Elle sera croisée avec mes VAN DER WEGEN. On retrouve, dans cette femelle, l'œil des AARDEN et bien sûr, très bien fait en mains, comme je les apprécie.    

Août 2013

Voilà une saison terminée. Avec des vents d’Est chauds, certains pigeons ont dû souffrir. Un de mes plus proches voisins, très bon amateur, il a souhaité se lancer sur le concours de Pau qui lui a très bien réussi. Ensuite, celui de « Barcelone » difficile. Je pense qu’il ne se risquera pas une prochaine fois. Toutefois, je lui déconseille.

 Sa sélection a été faite sur les concours de CALC . Aussi, rien ne sert de détruire une aussi brillante colonie. « On ne saute pas du coq à l’âne » ! Pour des pigeons habitués aux Fédéraux, vents de côté, à voler 1500 mètres/minute voire plus, la sélection a dû se faire naturellement. En passant en dessous de 1000 mètres/minute , Concours Internationaux.

Mais attention !!!!! Allons-nous encore rencontrer ces vents et cette chaleur ces prochaines années « rien est sûr ». J’ai pu suivre ces concours sur le net.

Bien sûr, les véritables joueurs de grand-fonds étaient présents. Leur sélection est faite mais on déplore aussi des pertes. Mais, avec des nouveaux arrivants, c’est très bien pour notre activité « Sportivement parlant ».

Pour ma part, j’ai pu participer à deux concours internationaux. Je ne me suis pas trompé. J’ai découvert deux couples de reproducteurs VDW-MUSTERS et VDW-VDW plus un de mes couples du passé Batenburg-Batenburg .

Maintenant les fondations sont coulées. Il ne reste plus qu’à monter les murs.

Je suis toujours à la recherche de 1 à 2 femelles que je cherche chez nos voisins Hollandais mais il est difficile de se les procurer. Ils ne sont plus vendeurs et, quand ils le sont, « les prix ne sont plus abordables ». Ont-ils une bonne raison ?

J’avais pu voir lors des volées, la grande forme de mes pigeons. Alors j’ai décidé d’engager tous mes 1 an sur Bordeaux. J’avouerai que j’ai eu une grosse frayeur alors que mes 1 an n’avaient jamais été enlogés sur 2 jours de paniers. Ce concours a été prolongé sur 6 jours de paniers.

Je m’en suis bien sorti. Très peu de perte, sur un concours qui a pas été facile, en espérant que Dunkerque pourra cette année organiser ce concours. Voir nouvelle élection Toutes les méthodes sont bonnes du moment qu’elles donnent des résultats. Pour ceux qui souhaitent m’adresser un Mail, je suis d’accord, mais j’insiste toujours pour que ce soit dans l’esprit Sportif

Quelques photos seront visibles prochainement dans mes nouveaux onglets : origine, galerie photo Article 2013.


Article 2013

Beaucoup m'ont demandé des nouvelles de mon site compte tenu que depuis un moment il restait sans nouvel article. Il est vrai que je manque d'inspiration ces derniers temps !

Je me suis rendu à la remise des prix de notre club des Internationaux du Dunkerquois. J'ai pu remarquer que la salle était comble de joueurs de toutes distantes. Je me pose la question : est-ce une bonne chose ? L'avenir nous le dira.

L'annonce de la démission du Président (fin de mandat) manquera pour l'avenir du club.

Il y a quelques temps, le club était dans ses meilleures années. Une bonne équipe dirigeant les ventes exceptionnelles que nous organisions avec mon ami GS et quelques membres du club dévoués et sérieux, permettait que l'association, avec le temps, avait obtenu une notoriété reconnue au niveau National voir International avec, à plusieurs reprises, nos voisins Belges et Anglais.

Cela était notre ambition de tirer l'association vers le haut.

Il est vrai, qu'à ce jour, cette étincelle en ce qui me concerne est éteinte.


Parlons un peu pigeons !

Mes pigeons ont étaient séparés pendant la période de Noël -Nouvel An en pensant réa-coupler mis mars.

Je pense que je participerai à plusieurs concours Internationaux dont Bordeaux (bien sûr) avec l'accord de la Fédération Française.

Je vais exclure Barcelone pour cette année. Mes pigeons ont deux ans (trop jeunes à mon avis) et rien ne nous assure de tomber sur un temps favorable (vent de sud) par exemple.

Barcelone reste Barcelone avec 10 deux ans cela me paraît difficile d'envisager de jouer tous les concours.

Mais les « un an » participeront à Bordeaux et Narbonne. Tout cela me donnera je pense beaucoup de plaisir


 Article Juillet 2012

 "Je me suis rendu en Belgique comme prévu, à environ 35 mn de mon domicile, pour ce concours de Bordeaux. Ayant la distance souhaitée de 777 km ,en étant sur place avec mon ami, nous nous sommes rendu compte de l'énorme différence qu'il y avait entre la Belgique et la France : locaux, organisation, sportivité, système informatique, etc... J'attendais mon tour, sans stress ni a-priori, juste dans la bonne humeur. J'ai pu constaté que le sport colombophile existe toujours sans jalousie et en respectant la concurrence. Petite anecdote; j'étais dans la file d'attente et un amateur me laisse sa place. Quelle ne fut pas ma surprise en constattant que cette personne n'était autre que Marc POLLIN connu de nous tous. Ça c'est le sport colombophile: sportivité, organisation, respect ! Ce concours de Bordeaux s'annonçait facile mais s'est avéré très difficile. Néanmoins, je suis heureux de m'apercevoir que mon nouvel investissement s'avère payant, Mes constatations m'ont donné satisfaction : 2ème pigeon signalé au club en Belgique."

Article Juin 2012

LA 1ère constatation depuis 5 ans, ça fait du bien ! C'était sur St Junien et pas facile, le temps était très chaud, vent d'Est, 585 km mais un résultat satisfesant pour des pigeons sans expérience,

10 éme ,24,29,40,45, Résultat Fédéral,

72,175,234,383,454,565,716 Nord pas Calais,

Résultat International BORDEAUX 777 Km 227,551,1678,2276 sur 10620 pigeons

J'ai pu découvrir un couple de reproducteurs, car mes 4 premiers pigeons sont du même couple. Car un crack est très difficile à découvrir autant aussi difficile pour un couple de reproducteur , Ces 6 pigeons arrivés resteront à la maison. J'enlogerai pour Bordeaux les pigeons qui n'ont pas été constatés sur St Junien. J'ai encore quelques espoirs pour 3 d'entre eux. Le concours de Bordeaux 777 km ne se jouant pas en France, j'irai enloger en Belgique (si la Fédération Française m'y autorise) J'ai reçu de la part de la fédération Française l'autorisation d'engager mes pigeons (En les remerciant) , Ensuite, la saison pour moi sera terminée. J'entraînerai les jeunes en société de 100 km à 400 km. Le tri se fera à la main.


Article Mars 2012

Il y a quelques temps, j'ai visionné un enregistrement vidéo d'un grand champion Hollandais, d’une dizaine de minutes (à découvrir sur le Net). Je pourrai dire que je n’étais pas d'accord quand il disait ; Je cite: « dès que l'origine est là, je ne fais plus rien. Je laisse faire. Je prends. J’enloge et les prix sont là. Pour moi, avec l'expérience que j'ai acquise après toutes ces années de colombophilie, cela serait trop facile malgré que cet amateur est un grand champion, pour moi un des trois meilleurs amateurs à l'heure actuelle. C'est ce que je pense. Un autre amateur d'un pigeon vendu 250 000 euros ; dont j’ai pu lire un article dans le quotidien régional La Voix du Nord, disait que cela tuait le sport colombophile. Je ne vois pas pourquoi. Déjà on joue pour le plaisir et si cela arrive temps mieux pour celui-ci (mais cela arrive très rarement). Malgré ce temps d'arrêt, les problèmes sont toujours là « les faucons ». Les pigeons sont lâchés tous les jours vers 12 heures pour environ 1 heure quand le temps le permet et ce, d'octobre à mars. Nous sommes fin janvier. Plusieurs attaques ont été constatées : 4 manquants lors des volées. Bien sûr cela est bien dommage mais fait parti de la nature. Je pense ré-accoupler en mars et élever des voyageurs 20 un an. Ensuite, le veuvage, les entraînements en société puis les étapes supérieures. Je suis impatient de voir le comportement des pigeons dans leur nouveau colombier. Seuls les mâles seront joués. J'avais pensé jouer les femelles, mais je pense que cela n'est pas fait pour moi, car depuis toutes ces années je pratique que le veuvage avec les mâles. Pour attendre les moments des concours, un nouveau locataire agrandira mes loisirs « un rottweiler », ma deuxième passion. Son apprentissage, son dressage me traversent déjà l'esprit. Beaucoup de temps à passer. Mon premier rott est malheureusement décédé à l'âge de 12 ans, âge maximum pour cette race. Pour nous ce fut une terrible épreuve et il nous a fallu deux années avant de nous décider à en reprendre un autre.

Article Février 2012

Pour les années à venir, bien sûr je continuerai à jouer avec ma base, mes nouvelles introductions que je ne citerai que s'il y a des résultats. Lors de mes derniers déplacements, j'ai rencontrée Antoo et Luci VAN DER WEGEN , colombophiles simples, une méthode bien adaptée, une origine travaillée depuis plus de 50 ans, très bien fait en mains qui m'a convaincu totalement, part la même occasion je me suis rendu chez son voisin Christ MUSTERS qui cultive des VAN DER WEGEN . J'ai rencontré aussi un champion passionné et simple , tout ce qui me plaît , des pigeons que je vais introduire certainement dans ma colonie les prochaines années, Pour moi , mon objectif cette année, les concours préparatoire de 100 km à 580 km ensuite les deux concours Internationaux classement vieux 1 an, dommage d'avoir supprimé le St Vincent, lâcher retardé, cela permettait de voler les 860 km en deux étapes ainsi que le Pau ou l'on pouvait engager que 5 pigeons maxi, mais cela voulait dire pour moi que l'on engageait ses 5 meilleurs ce qui plaçait Pau à part des autres concours Internationaux (Mais c'est pas moi qui décide !) Souvent quand une discussion s'engage et qu'un amateur souhaite passer du demi fond , fond au grand fond, je lui répond « pas facile il faudra faire un tri dans tes pigeons », Quand on aime ses pigeons, s'en séparer pour passer à autre chose, Le grand fond est totalement diffèrent mais pas impossible, essayer si  l'on peut se permettre, investir chez des amateurs sérieux et corrects, à des prix raisonnables , après tout cela, les lancer à la distance souhaitée, pour (Pau, Narbonne) ou (Barcelone, Perpignan) concours différents, Tout cela peut être compliqué mais pas impossible (Pigeons différents), Le plus compliqué: la patience que je n'ai pas,On ne peut pas tout avoir !, Souvent la question qui nous est posée : notre secret, je pense qu'il n'y en a pas , Le dopage est impossible sur ces concours à plusieurs jours de paniers( c'est ce que je crois) Sur les concours où l'on souhaite se spécialiser, la motivation de l'amateur est bien sûr quelques bons pigeons et quelques années devant nous qui nous permettront d'être convaincu sur l'origine que l'on a choisie ou alors déçu mais cela fait partie de notre sport : UN ETERNEL RECOMMENCEMENT

Me voila revenu à ma passion (Le sport colombophile)

Mon unique motivation

Pour moi, c'est un oiseau magnifique doté d'une immense intelligence.

Tout en jouant, on en fait tout ce que l'on veut : la vitesse, le fonds, le grand fonds.

Je me suis intéressé aux trois. Puis ensuite, plus particulièrement au grand fonds, avec les résultats que l'on connaît.

Les personnes qui me connaissent le savent bien.Je ne fais jamais les choses à moitié.

Quand je commence quelque chose, quoique ce soit, je le termine toujours et je me donne à fond.

Cela peut paraître un gros défaut pour certains et une belle qualité pour d'autres.

Mais je suis ainsi. Par contre, ce que je déteste, c'est critiquer, jalouser ou parler sans savoir.

Je donne aux gens des qualités et du respect au courage et au savoir faire des réussites de chacun, que ce soit dans n'importe quel domaine. Soyons sportif !

Je finirai par répondre aux personnes qui ont tenu des propos odieux à mon égard : je reprends ma passion bien déterminé à revenir à un niveau correct d'ici quelques années .

Je tiens simplement à prèciser que je n'ai pas supprimé mes pigeons dans des conditions que certains se plaisent à dire.

Mes pigeons étaient chez deux amis (un qui l'est et le restera - l'autre que je croyais être et dont je ne veux plus entendre parler).

Je termine avec ces mots et maintenant, je ne parlerai plus que de pigeons !!!!!

Cordialement

Pierre VEROVE


Lorsque j'ai arrêté la colombophilie, il y a maintenant 3 ans, sincèrement je ne pensais pas y revenir un jour.

Depuis ce temps, j'ai voyagé, beaucoup. Mais il me manquait quelque chose et cette absence grandissait constamment. Eh ! Oui ! Les PIGEONS.

Passion, quand tu nous tiens !

Ce temps, hors colombophilie, m'a néanmoins appris certaines choses.

Chaque jour, lorsque l'esprit est ouvert, nous apporte son lot nouveau de connaissances, d'expériences qu'il faut trier, retenir selon ses objectifs de vie familiale, sociale. Mon comportement a évolué. Je suis sans doute différent . Mieux ? Pire ?


Je suis sûrement le plus mal placé pour juger.

Les quelques succès que j'ai remportés ont amené des amateurs à se référer à Varenne, le 1er International Pau 2002. Ce pigeon, d'origine Batenburg/ Sénicourt, été élevé, préparé, joué, ici, chez moi, à Ghyvelde, jusqu'à son exceptionnelle performance. Cette réussite, que certains peuvent envier et même tenter de monnayer, est l'aboutissement de ma volonté, de mon acharnement à atteindre toujours les meilleurs résultats possibles. Varenne a réalisé cet espoir le 22 juin 2002 mémorable, grâce à sa classe et sa motivation extraordinaires. Bon nombre d'amateurs, de par leurs origines, leurs résultats, peuvent aussi afficher d'éloquentes références sans faire appel à Varenne et sa descendance.

Mes déplacements, mes visites, dans de nombreux colombiers voisins, plus fréquents en Hollande, m'ont permis de constater l'architecture constante du pigeon "type"  de grand fond.


Cela est utile pour la selection et permet d'avancer plus vite. Découvrir le " le crack" me semble impossible. Mais, par contre, la prise en mains, sans erreur, indique si le pigeon est capable d'avaler les longues distances ou non.

En vitesse, demi-fond, petit fond, le panier , seul, décide.

Aujourd'hui, au moment , de retrouver MES PIGEONS, je vais pratiquer ma passion avec ce que je sais des pigeons et des colombophiles, savoir fait des certitudes, d'interrogations et aussi de méfiances.


Année 2002 ARTICLE PIGEON RIT


Pierre VEROVE de GHYVELDE 1er Prix INTERNATIONAL DE PAU

Huit ans après la remarquable victoire d'Eugène Calin de Bauvin, voilà enfin la grande consécration pour une autre colonie de haut niveau lors de ce dernier Pau International .....

La question lors de notre dernier florilège (P.R. de juin 2002) restait posée : qui allait être le digne successeur du champion de Bauvin ?

La réponse vient de tomber du côté de Ghyvelde, petite commune française à un jet de pierre de La Panne, station balnéaire belge bien connue de nombreux touristes européens.

De même, une analyse comparative entre ces deux colonie triomphatrices de la célèbre classique paloise peut être des plus intéressante : lignées, sélection, schéma alimentaire, préparation finale des équipes de vol, suivi médical..... Quels sont les points communs et les différences ?. Pour ce faire, nous renverrons nos lecteurs au grand reportage que nous avons consacré à Eugène Calin lors de sa victoire internationale en 1994. Rappelons simplement que l'ancien champion cultivait en partie une vieille race belge, les Benoît de Pottes, était très prudent quand à l'écolage de ses jeunes et de ses yearlings et, de manière générale, tenait encore ses deux-ans en grand demi-fond, les poussant rarement au-delà des 650 km. Le récent voyage que nous avons effectué à Ghyvelde va démontrer à souhait, encore une fois qu'il a autant de méthodes que de champions ......


Après une édition 2001 au déroulement arnormalement dur,le Pau 2002 a été caractérisé par des retours relativement soutenus le premier jour de vol, tant au court points qu'a l'approche des 1000km de vol. Et parmi les 70 premiers prix à l'international, on peut relever que, malgré un lâcher dès la première heure, trois pigeons ont achevé leur parcours durant la nuit et deux ont été amateurs  hollandais : Volkens de Bergen à 5h 03 pour 1 108 km (4eme internat), Amerongen de Bunnik ramené à l'ouverture de 4h59 le second jour de vol pour 1 061 km (40eme internat.) et Van den bos de OSS également à l'ouverture de 4h59 pour 1 040 km (70 éme internat).


Les deux premiers sont situés en zone maritime, d'abord le long de la mer ensuite près d'Utrecht, et le dernier , plus à l 'interieur des terres mais quand même en plein centre du rayon international. Voilà , qui pose encore une fois la question du mode de lâcher. Même libérès dès la permière heure, certains pigeons volent la nuit ....... surtout quand ils sont hollandais, c'est-à-dire sélectionnés depuis plus de dix générations et éduqués dès leur plus jeune âge au lâcher retardé et, de ce fait, au vol de nuit.


Comme le disait avec beaucoup d'à - propos un grand champion et vainqueur international de notre club colombophile, les organisateurs belges sont encore en retard d'une guerre à force de refuser l'idée des lâchers retardés.

La carte météorologique établie le jour du lâcher par Météo France est loin de tout expliquer.

S'ils ont bien dû affronter des vents tournants, puis de nord et d'est en première partie de leur periple, les pigeons ont pu bénificier de vents de sud, de sud-ouest puis d'ouest de 10 à 20 km/h forcissant à 40 km/h de moyenne dans l'après-midi et en début de soirée .

Il semblerait donc que le gros du contingent se soit déporté vers l'Atlantique dès le départ, décrivant une courbe avant de remonter plus vers l'intérieur des terres. Quant au vent, il n'a pas distribué les prix comme trop d'amateurs se contentent de le coire.....

Visiblement, le scénario de Pau a été une replique des nationaux belges de Cahors, de Montauban et de l'interprovincial de Castres: des vents d'ouest à l'arrivée mais aussi des vainqueurs à l'ouest  !!!!


MON PIGEON REVENAIT DE LA BELGIQUE


Donc de l'est - nous déclara Pierre VEROVE aussi ravi que surpris - et il volait très haut dans le ciel, puis a décrit un demi-cercle avant de plonger. J'ai vu qu'il s'agissait d'un macot et je n'ai rien perdu comme temps pour l'officialiser. Je dois vous avouer que jamais je n'aurais pensé qu'avec la direction qu'avait le vent j'aurais pu prétendre à la victoire nationale française, puis à l'internationale.


Certes, je savais que j'étais fort tôt car j'ai été surpris de voir arriver mon inscrit de Pau à une vitesse moyenne de plus de 1 200m/m , alors que j'étais en train de constater les pigeons de nîmes (ligne du Rhône) .

Je les attendais plus tard dans la soirée. D'ailleurs si je n'avais pas joué le concours Rhodanien, je n'aurais jamais été au poste pour voir arriver mon deux-ans ....


Quoi qu'il en soit, le pigeon vainqueur international de Pau baptisé pour l'occasion Varenne, était sans auccun doute le plus en forme de tout le contingent européen, se faisant officialiser à 19h45'41 pour une distance de 890,250 km, soit à l'impressionnante moyenne de 1210,09 m/m.

Un effet de masse qui pousse à aborder les Internationaux


"Il n'y a pas encore si longtemps de cela, je cultivais des Maurice Cassez de Calais, un très fort amateur jusqu'à 700km qui avait des Vereecke, des Bubocage de Taintignies des Huyskens-Van Riel de la Station d'Elevage, des Hétru et surtout des Dirix de La Panne avec lesquels j'avais bien réussi jusqu'à 700 km. Mais une fois qu'il fallait allonger le tir , ces lignées coincaient un peu. De plus , ou nous sommes mis à la côte, donc en zone maritime de la 1 ére Région , il nous est difficile de prétendre à la victoire sur un concours fédéral, voire même sur un concours du CALC. Bien sûr qu'avec de bons pigeons les amateurs de notre région constatent tôt dans ces concours. Moi-même, je réussissais à concurrence de 50% . Regardez encore ce resultat du Tulles Fédéral de 1 ére Région de cette année: je classe 7 pigeons de 9 inscrits .On peut hisser ses champions en grande forme à la hauteur des dix ou vingt premiers à la grande liste. Mais remporter le premier, c'est une autre paire de manches !!!.


Le tirage de la masse semble se produire même au-delà des 600 km en faveur du centre du rayon . Et quand ce n'est pas la masse, c'est le vent soufflant de la mer qui nous joue des tours. C'est un peu pour cela que j'ai décidé de franchir le pas et d'aborder les Internationaux.

Ce n'est que dans ces grandes joutes que les contingents se scindent très rapidement dès le départ en raison de l'étendue des rayons et que l'effet de masse se réduit très fortement à l'échelle de notre 1 ére Région......

Alors avant de m'établir ici à Ghyvelde, comme j'étais resté quatre ans à gravelines et que je m'étais lié d'amitié avec Roger Sénicourt, j'avais eu l'occasion de me procurer mes premiers BATENBURG....

AU COMMENCEMENT ETAIT LA RACE

"J'ai donc pu prendre de ses meilleurs sujets, de ses grands champions et de ses producteurs de base issus de sa lignée Batenburg, poursuivit Pierre VEROVE.


Puis je me suis rendu directement chez Batenburg en personne pour acquérir quelques sujet qui m'ont donné entière satisfaction. Comme j'étais imprégné d'une culture colombophile de vitesse et de demi-fond, je me suis retrouvé en train d'enloger ma jeune génération de Batenburg et ..... de les  constater à la mitraillette même sur des étapes de 250 km !!!! Vous les enlogez une première fois comme supplémentaire, on en voit un arriver , puis tout le groupe dans la foulée. Vous comparez vos heures avec celles du club colombophile  et vous vous rendez compte que vous étiez en tête du concours. vous faites la même chose la fois suivante avec le même résultat et , la troisième fois, vous ne pouvez vous empêcher de les mettre au prix. Très vite, je me suis rendu compte que le système de ce jeu systématique me procurait de très beaux résultats lors des premiers voyages mais quand j'abordais les concours de grand fond, mes pigeons avaient été trop sollicités: ils avaient perdu une partie de leur 'feu' .Et leurs performances prenaient déjà la pente descendante . J'en ai donc tiré les conclusions : je ne les enloge plus que tous les quinze jours en évitant de les motiver sur les courtes et moyennes portées.Selon moi, cette lignée des Batenburg est remarquable jusqu'aux Pyrénées. Cependant, pour franchir ces dernières, il faut l'apport d'une lignée spécialisée sur l'étape Catalane.


C'est ce qu'à fait Roger Senicourt avec l'introduction du sang Déguillage (De Nieurlet). Je crois dur comme fer qu'il existe des lignée spécialisées sur certaines étape. Prenez le cas des pigeons de Nieulet : ne les attendez pas en tête d'un concours, même de 800 km, car vous risquerez d'être déçu. Par contre, sur Barcelone, avec une équipe en forme et un vrai temps de pigeons , vous ferez florès ! .C'est pour cela que j'ai acquis une série de jeunes apparentés au Barcelone Deguillage dans l'espoir d'obtenir de bons croisements avec mes BATENBURG .


Une méthode de selection des jeunes qui a évolué.

"Comme je suis issu du sérail colombophile des vitessiers et demi-fonciers- expliqua encore le récent vainqueur International de Pau - J'ai conservé certaines habitudes ou manières de concevoir la selection. Ainsi, concevoir mes jeunes issus de mes nouvelles lignées de fond était joués jusqu'à Poitiers (521 km). Mais ceci impliquait de procéder à un élevage hivernal et d'exposer les jeunes que l'on adduisait en janvier ou en février aux buses et autres rapaces du coin. Combien de fois n'ai-je pas trouvé les restes d'un de mes jeunes dans la campagne environnante ou tout simplement au pied d'un arbre dans ma propriété. Or cette prédation cesse quasiment au printemps. D'ou le fait de retarder l'élevage depuis une paire d'années. Cette année-ci, mes reproducteurs ont été accouplés à la chandeleu . Ces jeunes de printemps muent plus vite, a fortiori quand je n'obscuris pas leur colombier comme cette année , ce qui m'oblige souvent d'arrêter de les jouer après le Bourges (400km) de la 1 ère Région, à la fin juillet.


Eduquer les yearlings sur les Internationaux de Morcenx et Marseille

"Mes yearlings sont donc joués de quinze en quinze comme je vous l'ai expliqué", reprit le champion de GHYVELDE.


Lors d'une mise ou remise en route , respectivement pour les jeunes ou pour les yaearlings, je me rends deux ou trois fois à 30 km , du côté de Cassel ( plein sud) .Puis les pigeons d'un an sont lancés sur Amiens (128 km) , Breteuil (158 km), Chantilly (207km) et Châteaudun (345 km) . Puis ils sautent à Limoges (580 km), répètent l'étape ou volent sur une distance similaire comme Tulles avant d'être testés sur le Morcens ou Marseille International (891 km). La finalité de ces deux étaples est la même : apprendre aux yearlings à voler dans un rayon International.


 Il est clair que l'impact est toutefois différent là ou j'habite : Morcenx et sa masse sur la côte nous est évidemment plus favorable que Marseille .Mais Marseille demande aux pigeons d'un an plus de débrouillardise : ceux-ci doivent se tirer plus tôt de la masse, ils apprennent systématiquement à découcher et à repartir le lendemain.


Donc, vous constatez que mon raisonnement n'est pas de dire qu'il faut absolument la masse avec soi pour tester un yearling dans un International. Mon but est bien celui d'éduquer les juniors à voler dans une grande masse ventilée sur un très large front d'arrivée. Et en fonction du niveau de forme, il m'arrive aussi d'enloger quelques yearlings au Saint Vincent avec lâcher retardé, organisé en collaboration avec les Flandriens. C'est une excellente manière de leur faire apprendre leur métier. Maintenant, je ne dis pas que chaque amateur doit m'imiter. Il faut tenir compte des lignées cultivées. Mes Batenburg sont des pigeons qui, à l'âge d'un an , ont déjà un physique de pigeon adulte. Toutes les races ne se forment pas aussi vite.Aucun système n'est transférable automatiquement chez un autre amateur. Tout est question d'adaptation.

Un schéma alimentaire simple .

"Quand ils reviennent d'un concours, mes pigeons reçoivent un assemblage de 70% de super-veuvage et 30% de dépuratif additionné de granulés. Ils restent avec ce type de nourriture jusqu'à quatre derniers repas avant l'enlogement pour un International. C'est à ce moment-là qu'ils repassent à 100% de bon mélange. Cela peut sembler un peu court de ne leur donner le mélange super-veuvage que quatre fois, mais cela leur suffit au vu des résultats. De plus, j'ai des difficultés à faire rentrer de la volée en semaine. Alors si je les nourrissais trop fort, vous imaginez le spectacle. Il faut savoir qu'avec les Batenburg, trois semaines de repos suffisent amplement pour les regonfler à bloc.

Je leur donne régulièrement deux ou trois cacahuètes à leur casier, de retour de chaque volée. Une précision : il s'agit de cacahuètes achetées en grande surface et ..... salées !

Une fois par semaine, le mercredi, les veufs ont sur leurs graines un mélange d'huiles additionné de levure de bière vitaminée.

Et pour ce qui est de l'eau de boisson, je donne un anti-trichomoniase avec des additifs nutritionnels de chez mon vétérinaire au retour d'un grand concours"

APRES PAU , SAINT-VINCENT ANNEE 2006

Article de la France Colombopphile

Victorieux sur Pau International en 2002 avec le célèbre Varenne, Pierre VEROVE s'impose cette année sur Saint-Vincent national lâcher retardé

Pierre VEROVE, Ghyvelde. Un nom, une commune qui, depuis six ans, s'affirment dans l'histoire du grand fond français voire européen. Nichée à quelques coups d'ailes de la célèbre station balnéaire belge, La Panne , la colonie Vérove est située à l'extrême limite de la Flandre maritime fraçaise .Pierre Verove est d'ailleurs le point arrière des amateurs de grand fond de la région Nord Pas de Calais et des participants français aux concours internationaux .

Comme la plupart des colombophiles français, Pierre VEROVE a d'abord trouvé son plaisir dans les concours de vitesse et de demi-fond puis le fond du sous-groupement de Dunkerque et de la région Nord Pas de Calais, avec un succès certain d'ailleurs. Jusqu'à vouloir tenter le grand saut vers les marathons du ciel, les concours Internationaux, sur qui se concentre toute la colonie aujourd'hui "Le grand fond est devenu une passion . La distance m'attire, c'est le top du pigeon. Et quel merveilleux spectacle de voir revenir un pigeon de Barcelone , Pau ou Perpignan"

s'exlame Pierre verove: "Les Internationaux, c'est le top du pigeon. Mais jamais ,on peut être confiant en début d'année. C'est à chaque fois une remise en cause .En général, si Pau se passe bien, le reste suit. Quand ce n'est pas le cas, difficile de savoir pourquoi et là cela devient compliqué quand on est habitué à ne pas passer à côté".

BATENBURG EN BASE

Alors, quand il a fallu sauter des concours de fond aux épreuves de grand fond, Pierre VEROVE n'a pas hésité à se constituer une colonie taillée pour la distance. Il aura pu s'appuyer sur ses pigeons de fond, toujours à la pointe des contingents nordistes. Mais le constat fut sans appel. Avec un certain type de pigeons, on peut réussir sur un lâcher Nord Pas de Calais et se planter sur les concours Internationaux. Le Nord Pas de Calais, c'est un bloc de pigeons qui remonte.Le pigeon est dans la masse , il suit . Sur les Internationaux, c'est bien différent : Le groupe explose vers différentes lignes de vol pour différents pays. J'en ai fait l'expérience : taper fort sur le Limoges préparatoire et être en fin de jeu sur le premier International. Ce n'est pas les mêmes pigeons, ce n'est pas le même jeu. Ce que les joueurs qui viennent aux Internationaux ne comprennent pas toujours : ils font un essai, se cassent le nez et ne persévèrent pas".

Pour passer le cap des Internationaux, Pierre VEROVE voyage, se déplace à de nombreuse reprises aux Pays-Bas "Avec les Hollandais, et la prise en mains de nombreux pigeons, j'ai beaucoup appris sur le pigeon de grand fond. J'ai aussi remarqué qu'il faisait de différences entre les pigeons du matin et ceux des lâcher retardés, même si mes pigeons, je ne vois pas de différence. Avant tout, la sélection ne peut pas faire rien qu'au panier.

Je n'ai  jamais un pigeon de tête mal constitué. La sélection, chez moi, se fait avant toute chose à la main".

Pour quel type de pigeons ? "Le pigeon doit glisser dans la main ". J'aime les pigeons constitués comme de belles poires. Quand la fourchette est trop écartée, le pigeon est systématiquement éliminé. Je prête peu d'attention à l'oeil, mais si un bel oeil est en plus. C'est pareil pour l'aile, même si les bras courts sont importants".

A la prise en mains des pigeons de la colonie, on ne se rend vite compte que les voiliers sont tous taillés dans le même moule, que la plume est d'une extraordinaire qualité, même en cette période de mue.Pour s'attaquer aux Internationaux, Pierre VEROVE prend la direction des colombiers BATENBURG, de BAS, Le père.

"D'extraordinaires pigeons taillés pour toutes ditances"

Les lignées du WITBUIK et du 05 sont introduites et coulent aujourd'hui dans la plupart des veines des voilier, et offrent un travail en croisement avec les " Monsieur Barcelone", André DEGUILLAGEde Nieurlet. Récemment , les Brugeman, les Frenkens ont fait leur entrée. Des échanges ont été opérés par De Jong, qui cultive les Bas Batenburg croisés avec les Thelen.

SAINT-VINCENT après PAU

Le succès fut immédiat. Deux ans après ses premières joutes Internationales, Pierre VEROVE s'impose en 2002 sur Pau International avec Varenne .Pierre VEROVE succède ainsi aux rares Français ayant inscrit leur nom au palmarès de la prestigieuse épreuve Internationale

avec Barcelone: Jean-Marie DUQUESNOY d'Avelin en 1986, Paul DESEUR d'Erquighem-Lys, Eugène CALIN de Bauvin . Et ouvre la voie en 2004, à Guy FLANDRIN d'Helfaut en 2005.

Les saisons suivantes ne seront que confirmation pour la colonie VEROVE. En 2003, 50% de prix, c'est le 20 éme International sur Barcelone. En 2004, c'est le 20 éme International sur Barcelone .

En 2005, les 4 ème et 11 ème national sur Biarritz 1 an, le 1er pigeon signalé sur Biarritz vieux, Biarritz 1 an, Narbonne au local de Dunkerque.

Cette année, Pierre VEROVE s'impose d'ailleurs au championnat du club des Internationaux du Dunkerquois et décroche une nouvelle victoire nationale sur Saint-Vincent de Tyrose Yearling (872 km). Lâché des Landes à 16 heures, le SAINT -VINCENT sera constaté le lendemain à 13h15"05". Il devance au classement les protégés de Didier Arbonnier de Gommegnies et de Jean-Paul VERHILLE de LEDERZEELE.

Le lauréat de Saint-Vincent porte le matricule 239424/2005.

C'est un produit Déguillage/Bateburg. En jeunes, comme tous ses congénères, il a simplement été dégrossi. Cette saison , après quelques concours de vitesse et de demi-fond, il fut lancé sur Tulle avant de prendre la direction de Saint-Vincent.

LES SOINS

La colonie est composée de 80 veufs yearlings inclus, d'une centaine de jeunes et de couples de reproducteurs. Les voyageurs sont accouplés en mars pour élever un jeune ou pas, en fonction du nombre de jeunes souhaités.Pour éviter toute ponte supplémentaire de la femelle auprès du mâle et influencer défavorablement la mue, la femelle est retirée et termine seule d'élever le jeune. Passés aux veuvages, les mâles sont lancés dans les concours préparatoires en vue des Internationaux, seul calendrier joué pleinement. Par manque de temps, les femelles ne sont pas jouées.

Au départ comme au retour, les femelles ne sont jamais montrées sur les concours préparatoires.

Mais quand arrivent les concours Internationaux, la femelle est présentée avant la mise en loge deux à trois heures, avec le plateau.

Mâles et femelles sont au contact "Je ne fais guère attention si le mâle chevauche sa femelle".

Jouant les plus longues distance en France sur les Internationaux, Pierre VEROVE a décidé au fil des saisons de ménager ses voyageurs. " Ce sont des épreuves difficiles. Si avant, les mâles partaient trois fois, ils ne sont plus engagés désormais qu'à deux reprises ". Si bien que se sont au moins trois semaines de repos entre les épreuves, voire quatre. Dans ce dernier cas, les voiliers sont réengagés à la société de Rosendaël sur un concours de vitesse de 150 km .

Pour ce qui est de la nourriture, Pierre VEROVE utilise deux mélanges commerciaux, un veuvage, un dépuratif.

Le menu coutumier est composé de 70% de veuvage de 30% de dépuratif.

Pourquoi ? "Par habitude".

Le mélange veuvage est ainsi composé: maïs plata rouge à 38% blé à 16%

pois à 18%, dari 15%, cardy à 8%, vesces à7% .

Le dépuratif comme suit : Bléà 19%, orge à 35%, dari à 15%, sorgho à 6% , riz à 5%, riz paddy à 8,5%, avoine pelée à 4%, sarrasin à 1% , graines de lin à 1,5%.

Les quatre derniers repas sont uniquement constitués de ce mélange veuvage. Pour le reste de l'année, Pierre VEROVE suit le rythme des saisons et du pigeon, avec un mélange mue de la fin de l'été à l'automne, puis un mélange repos l'hiver.

Pour tous les repas, les pigeons peuvent se servir à volonté pendant quinze minutes.Pour ce qui est des vitamines, données deux fois par semaine, Pierre VEROVE utilise un produit commercial pour l'élevage, une association de substances naturelles qui augmente notament l'appétit et la soif des animaux. Ce complément vitaminé aide aussi à atténuer les tress des animaux. Les pigeons reçoivent aussi deux fois par semaine du thé.

Côté traitement, Pierre VEROVE consulte, avant les joutes Internationales, "pour se rassurer ", un vétérinaire. En début de saison , les pigeons sont bien sûr vaccinés contre la maladie de Newcastle, mais aussi contre les poquettes et l'ornithose. La parathyphose n'est pas traitée. Les cures contre la trichomonose sont régulières pendant la saison de jeu et systématiques au retour des concours à plusieurs jours de panier. Le coryzea est surveillé et si nécessaire combattu, notamment en période de fortes chaleurs.

L'hiver, les traitements sont allégés : "cette période doit servir à se balader dans ses pigeonniers et à éliminer les pigeons les plus faibles"

Pierre VEROVE porte en plus un grand soin à la propreté de ses installations. Disposés en carré, les colombiers sont nettoyés deux fois par jour en saison de jeu, une fois par jour l'hiver.

Rappelons Nous Article de JP DELMARLE


Petit cadeau de fin d'année pour ceux qui ont envie d'en connaître un peu plus sur Pierre Verove.

 

Ceci est un reportage que j'avais réalisé lors de sa victoire internationale sur Pau. Bonne lecture. Le mois de juin fut pénible pour les “footeux” français, manque de pot… Sandrine et Pierre VEROVE de Ghyvelde eux, sont “coulonneux” et l’ont emporté sur Pau! Mais quel rapport peut-il bien y avoir entre le football et la colombophilie, se diront nos lecteurs! En fait, c’est une remarque de Pierre Verove au sujet d’une phrase qu’il releva dans notre journal et pour laquelle certains de ses amis se posèrent une interrogation qui titilla notre esprit. La phrase en question: les “grands” sont largement dominés par les “petits” dans les concours nationaux et internationaux en 2002! Voilà ce qui avait un peu choqué un ami de Pierre, la victoire sur Pau qu’il venait de remporter était à mettre à l’actif d’un “petit”! Lorsqu’il nous en fit la remarque, tout naturellement, la comparaison avec le football nous est venue à l’esprit.

Comme la colombophilie, le football est un jeu d’équipe, il y a un entraîneur, des joueurs, différentes compétitions, des challenges à relever et des nations sont considérées comme des “grands” pendant que d’autres en restent au niveau du “petit”. La “grande” France, donc, avec à sa tête un redoutable entraîneur, le meilleur au monde, avec en son sein les joueurs présentant les plus dignes pedigrees du gratin du ballon rond, la France avait pour mission d’aller quérir cette coupe du monde au Pays du Soleil Levant. Oh, pas besoin de se battre, inutile d’envisager autre chose que la victoire.

Durant le long hiver séparant deux compétitions, inutile de s’entraîner en groupe, pas besoin de se remettre en question, surtout ne pas se remettre en question, ils étaient les plus forts, ils allaient triompher. Au diable l’union sacrée autour de l’entraîneur, c’était chacun pour soi et tout le monde vaquait à ses occupations personnelles plutôt que d’entretenir la forme et la cohésion. Jusqu'  à la dernière seconde, il était évident que le “grand” allait manger les plus petits. Ce qui était oublié, c’est que désormais les “petits” disposent des mêmes armes que les autres. Eux, sont restés soudés autour de leur manager, eux, ils ont joué en équipe. Le résultat est là, ils n’avaient plus leurs grands yeux servant à dominer le monde que pour pleurer nos braves champions…

Sandrine et Pierre, les entraîneurs du colombier Verove, l’ont bien compris cela. Ensemble ils ont œuvré depuis des années afin de se doter d’éléments valables au sein de leur colonie. Ils ont pris les meilleurs voiliers, les ont entourés des meilleurs soins, d’une attention soutenue et ont mis l’ambiance et la cohésion au sein de leur groupe.

Le résultat est tout bonnement formidable: ils s’imposent, et de quelle manière, devant le gratin du monde colombophile! Alors, “petits” et “grands”, on peut bien sûr avoir des points de vue différents sur la question mais, comme en football, la colombophilie est avant tout une question d’union, d’envie de réussir, de capacité à pouvoir motiver un groupe et ce jusqu’à atteindre les sommets! En ce mois de juin, l’équipe de France de football regagnait sans gloire ses pénates tandis qu’un merveilleux champion s’envolait pour son dernier voyage, destination: le Pays du Soleil Levant! Oui, vraiment, la comparaison était ici évidente… Gare de Pau, samedi 22 juin à 7 heures 30, la grande aventure commence! Sept heures 30 à Pau, l’imposant contingent vient d’être libéré, 7.867 pigeons pouvaient à présent s’affronter sur ce qui est probablement le plus difficile concours de la saison. D' entrée, le “Varenne” se place en tête de meute, c’est parti plein pot… Après une heure de vol, approchant de Mont-de-Marsan, le peloton se scinde en deux. Les compagnons allemands et néerlandais ont choisi la route qui passe par le Lot et la Corrèze, c’est tout au moins ce que le “Varenne” avait cru comprendre dans les wagons quelques heures plus tôt. Il faut dire que, possédant des ancêtres hollandais, il n’avait eu aucun mal à se mettre au courant des plans de bataille des troupes adverses qui roucoulaient à quelques pas de là… Après deux heures, c’est le cœur de la Gironde qui est atteint et les vignobles du Bordelais qui sont survolés. Pas le temps de s’y arrêter, le “Varenne” avait décidé d’offrir le champagne à ses patrons, le vin ce serait pour une autre fois. Les poursuivants se font de plus en plus rares, seuls quelques voiliers de Flandre sont encore capables de suivre le rythme imposé. Redoublant de vivacité, voici notre “Varenne” traversant à toute allure la Dordogne, la Charente, la Vienne et se retrouvant de la sorte à la moitié de son périple, du côté de Châteauroux.

Petit coup d’œil dans les vitraux de la collégiale Saint-Ours de Loches et l’évidence est là, il faudrait poursuivre son chemin seul, le dernier suiveur avait fini par lâcher prise. Qu’à cela ne tienne, notre oiseau a le cœur à l’ouvrage et se remet au triple galop. Le long tapis vert s’étale sous les coups d’ailes de notre “Varenne”. Il emploie au mieux les courants afin que le vol ne devienne trop pénible. Ici, il se doit d’éviter tout un labyrinthe de fils à haute tension, là il doit zigzaguer entre de grands immeubles ou d’imposantes œuvres d’art. Là encore, il sera attiré par l’une ou l’autre volée ou encore par l'envie de descendre vers ce fleuve où l’eau a l’air si bonne et pourrait de la sorte calmer sa soif qui se fait plus intense. Les kilomètres s’alignent les uns après les autres. De son côté droit, il peut observer la proximité des villes, lieux de lâchers traditionnels comme Orléans. Après neuf heures de vol, c’est Paris qui est laissée sur la droite, assurément cela sent l’écurie. L’Oise est traversée à très vive allure pour atteindre la Somme. Le “Varenne” irait bien saluer les collègues du Colombodrome, le détour serait trop important, il doit absolument faire une surprise de taille à ses fidèles soigneurs. Le Pas-de-Calais est enfin visible, emporté par son élan après plus de douze heures de vol, le “Varenne” fait demi-tour en apercevant la côte. D’une hauteur impressionnante, il se met en boule et se lance à corps perdu vers la baie, il est 19 heures 45, il vient d’écrire l’une des plus belles pages de la colombophilie française, à la plus grande joie de ses propriétaires. Sandrine et Pierre Verove, colombophiles dans l’âme Pierre est âgé de 42 ans, il exerce le métier de fonctionnaire, dans la même entreprise que son épouse. Après avoir tâté au pigeon dans sa jeunesse, il s’installe à son compte en 1986 à Gravelines et y joue la vitesse. Un premier déménagement, toujours sur Gravelines, lui fait franchir le pas, c’est vers le fond que tendent ses aspirations. Il s’approvisionne alors en sujets Hetru mais surtout se lie d’amitié avec Roger Sénicourt. C’est cette race qui sera le fil conducteur de sa nouvelle carrière. En 1998, en compagnie de son épouse, il découvre un véritable petit paradis, non loin de Bray-Dunes, à quelques kilomètres de la frontière belge. Tous deux tombent sous le charme de cette propriété et décident de s’y installer. Ils déménagent en février dans leur nouveau nid que déjà les premiers jeunes sortent pour découvrir les environs. Pierre introduira alors des sujets Deguillage et Vénus, avant de se rendre chez le fournisseur attitré de la colonie Sénicourt: Batenburg. Il pratique alors la vitesse avec de jeunes oiseaux et à son grand étonnement, malgré les origines de fond, il s’impose de façon remarquable jusque Poitiers. Une idée fixe lui taraude cependant l’esprit et c’est vers cela qu’il va tendre: réussir à s’imposer sur les internationaux. Le fil conducteur, avions-nous vu plus haut, consiste en les sujets Batenburg, soit directs, soit via Roger Sénicourt. Les lignées sont travaillées en consanguinité, suivant la méthode réussissant bien en Hollande ou alors des croisements sont opérés. Une seule règle: chaque croisement reçoit comme point de départ les Batenburg. Un couple inséparable Sandrine et Pierre Verove travaillent dans la même entreprise, ils partent ensemble le matin et rentrent ensemble le soir. Pierre participe aux tâches ménagères au même titre que son épouse qui le lui rend plutôt bien, jugez plutôt… Chaque matin, avant de partir au boulot, les colombiers sont assiégés par notre couple qui bichonne les occupants durant plus d’une heure. Chaque soir, même chose, Sandrine se permettant juste de mettre fin à ses activités de grattage afin d’aller préparer le repas. Et il en va comme cela durant toute l’année. Pierre nous avoue que son épouse prend beaucoup de plaisir à s’occuper des pigeons, "nous sommes tout le temps ensemble" nous glisse-t-il, "nous n’éprouvons, ni elle ni moi, le besoin de prendre des vacances, nous le sommes en permanence en habitant un coin de paradis et en partageant une formidable passion". Heureux homme… Il faut dire qu’ils ont de quoi s’occuper avec les 80 veufs, les 30 couples de reproducteurs, nombre un peu élevé mais qui se justifie par l’apport au colombier d’élevage de toute une série de frères et sœurs du vainqueur de Pau. Sa méthode, Pierre se l’est forgée seul ou presque, il a surtout eu un merveilleux professeur en la personne de son ami Roger. Le “Varenne”, au grand galop de Pau à Ghyvelde “Varenne”, drôle de nom pour un pigeon. En fait, son patronyme lui vient des champs de courses et plus particulièrement du cheval vainqueur du Grand Prix d’Amérique. C’est en effet une seconde passion pour Pierre que celle du cheval! L'oiseau possède un pedigree splendide où l’on retrouve les Batenburg à tous les étages. Il est né en février et participa de façon intensive aux entraînements des jeunes. Il réalisa notamment: - 17/1587 Amiens. - 269/1328 Beauvais. - 37/1697 Chateaudun. - 9/1000 Bourges. Comme yearling, il vola le Limoges avant d’accomplir déjà un exploit sur Dax où parmi les vieux il enlève la 535/12176 place internationale. En 2002, il vola 100, 150 et 350 kilomètres avant de se retrouver à Limoges trois semaines avant Pau. Pour Pau, Pierre avait décidé d’y enloger ses quatre vieux de trois et quatre ans auxquels il ajouterait un deux ans afin de couvrir les cinq souches achetées. Parmi la dizaine de deux ans, il distingua ce “Varenne” qui montrait beaucoup d’empressement à la volée, il possédait déjà deux casiers et voulait de plus s’accaparer celui de son frère situé au-dessus du sien. Ce n’est qu’en raison de son jeune âge qu’il fut passé dernier sur la feuille d’enjeux mais Pierre en attendait beaucoup. Le vétérinaire Lemahieu qui avait examiné la colonie un peu avant Pau avait prédit un exploit mais de là à songer à une victoire internationale… Une méthode simple, mais efficace Il ne faut pas penser que le département nourriture soit celui qui pose le plus de problème ici. C'est un mélange "Plus" qui est au menu tout au long de l'année. En hiver, un dépuratif "Plus" est mélangé pour moitié à de l'élevage "Plus". Durant la saison de jeu, ce même dépuratif est mélangé au "Super Veuvage Plus", pour en arriver à 100 % lors des quatre derniers repas. En été, la nourriture est donnée au casier, à raison d'une cuillère à soupe par bec mais les restes sont enlevés après un quart d'heure. Deux fois par an le vétérinaire est consulté, une fois avant la mue, pour que celle-ci soit parfaite et une seconde trois semaines avant Pau qui est le concours principal de la saison. Pierre a remarqué qu'avant un concours important, un petit lâcher à 30 kilomètres du colombier est bénéfique, tout comme l'est la présence de la femelle durant trois jours à la rentrée d'un concours précédant celui pour lequel la pression sera de mise. Mais tout est une question de doigté, d'observation, la nécessité de bien connaître une méthode et de s'en tenir à celle qui convient le mieux. Pierre pense avoir la bonne façon pour jouer les veufs, il ne se voit pas du tout dans la peau d'un joueur de femelles et ne risque pas de s'éparpiller là ou il faut au contraire se concentrer. La tête est bien sur les épaules! Une colonie d'avenir Pour en terminer avec notre visite, il nous faut souligner la parfaite harmonie qui présida l'entretien, Pierre ne le prend pas de haut et cette victoire est considérée comme le début d'une grande aventure dans le domaine du grand fond. A voir la solidité de la colonie, il devrait encore donner du fil à retordre à quelques "grands", le matériel qu'il nous a présenté n'est pas fait pour s'arrêter en si bon chemin. Qu'il est agréable de voir la colombophilie vécue aussi intensément que dans cette merveilleuse famille. Pierre sait la chance qu'il a de pouvoir partager sa seconde passion qu'est la colombophilie avec sa première passion, son épouse! Soyez heureux jeunes tourtereaux et sortez-nous donc encore à l'occasion un formidable numéro et ce rien que pour le plaisir de pouvoir vous rendre visite!